jeudi 24 mars 2016

Coup de gueule et de coeur

Petit apparté pour signaler un petit coup d'humeur, parce que les deux événements ont provoqué chez moi pas mal d'émotions.

Le coup de gueule

Je suis depuis plusieurs années des écoles qui ont eu le privilège rare d'être équipées de serveur sous Linux. Même si le système choisi n'est pas celui vers lequel mon cœur balance, c'est déjà une avancée pour les enseignants et les élèves de voir autre chose que l'environnement à fenêtres, déjà bien trop présent partout. Je me suis donc démené pour être plutôt disponible pour ces écoles et leur fournir mon aide ainsi qu'une documentation fournie sur les possibilités et les particularités de ce système. Or depuis la rentrée de septembre, un gros bug est apparu sur les postes clients lourds de ce système. Etant systématiquement mis à jour, ils ont tout naturellement intégrés les différents noyaux successifs pendant les vacances et ont vu leur petite partition root "/" de 10 Go seulement rapidement pleine. Le hic, c'est que la partition /var n'étant pas distincte, certains postes ne pouvaient même plus lancer ou recevoir de requête DHCP, ou se logguer au domaine du serveur. J'ai donc signalé ce gros problème au support technique qui dans certains cas, ne pouvaient pas accéder aux postes en question. Il a donc fallu intervenir sur chaque poste et faire le ménage à la main.
Premier coup de gueule : c'est impensable que ce genre de boite responsable de plusieurs dizaines de serveurs d'école soit confrontée à ce genre de problème sans l'avoir anticipé.
Deuxième coup de gueule : je repasse par hasard cette semaine dans cette école et m'enquiers de la salle info, qui me dit-on ne fonctionne qu'à moitié et encore très mal. Et là, après un rapide examen, ce sont les mêmes symptômes ! Des partitions pleines et des systèmes inutilisables. Nouveau coup de téléphone au service client qui annonce que la solution vient d'arriver cette semaine et ne va pas tarder à être déployée. Quel heureux hasard ! Mais, je reste dubitatif sur le temps de réaction de cette société qui a mis 6 mois à trouver un correctif et surtout qui a choisi de ne réserver que 10 Go sur un disque qui en possède plusieurs centaines, dont les données utilisateurs sont centralisées sur le serveur. Là, j'avoue que ça me dépasse , et ça me fait même un peu peur. Je finirai aussi par dire que cet incident n'est pas le premier et que les salles informatiques équipées par ce système, sont souvent malheureusement délaissées, donnant une bien mauvaise image du système Linux.

Le vrai coup de cœur jeje-avatarb2011x128.jpg

Ecoutant depuis quelques mois les podcasts de nipsource (une manière intelligente et détendue de passer le temps pendant de longs trajets), je suis tombé par hasard sur une information portant sur "jcfrog". Après quelques recherches, je tombe sur la page perso de ce charmant personnage qui non content d'être un doux utopiste illuminé défendant une vraie liberté sur le web, est aussi un musicien humoriste pas si nul, et surtout très drôle. Il officie depuis de longues années sur Youtube une série de pastiches des plus savoureux. Parmi ces reprises musicales :

  • Quoi Google ?
  • Retweete !
  • Voir un ami troller
  • Every mail you send
  • Le Valls a mis le temps
  • mon site mon portail
  • Oh Paris...
  • Le p'tit oiseau bleu ("Y'a les serveurs Cisco qui fument !")

Bref, si vous aimez la chansonnette, l'humour et les valeurs libertaires, faites un petit tour sur sa page perso, ses vidéos Youtube hautes en couleurs et vous pouvez même télécharger ses musiques sous licence "Complete bullshit". Un sacré bonhomme que je regrette de ne pas avoir découvert plus tôt.

mercredi 21 octobre 2015

LPIC-1, un nouveau défi !

220px-LPIC.pngIl a suffit d'une discussion à huis-clos avec mon frère pendant un trajet de 4 heures dans une voiture pour qu'enfin une perspective nouvelle s'ouvre à moi : la LPIC !

Ma difficulté actuelle était de trouver un moyen de faire valoir mes capacités et connaissances en informatique accumulées au fil dans années à travers quelque chose de concret...

Comment donner forme aux heures accumulées à chercher, se former, trouver et se perfectionner dans les nombreux domaines approchés grâce aux nombreuses activités comme le projet AbulEdu ou les interventions dans les écoles comme MATICE ? Comment faire preuve d'un savoir et de compétences auprès de professionnels, sans montrer autre chose que des bouts de projets ou des contributions ça et là, à des projets communs, dont personne ne sait la part réelle prise dans le collectif ?

Une solution : une certification ! C'est ce que propose le LPIC (Linux Professionnal Institute Certification), examen diplômant certifiant un nombres de compétences autour de la maitrise de l'environnement Linux. Cet examen proposé de niveaux 0 à 3, géré par un organisme international indépendant (LPI) permet de justifier de compétences selon des objectifs listés et précis.

Le niveau LPIC-1 (Administrateur Junior : Familiarisation avec l'environnement Linux) correspond plus ou moins à mon niveau actuel de compétences. Il se décompose en 2 modules : LPI-101 et LPI-102. Si des organismes comme Linagora et d'autres proposent leur service pour encadrer des stages de formations, il est tout à fait possible de préparer les examens en candidat libre (ce qui sera mon cas).

Certains points sont encore à approfondir, mais d'autres correspondent bien à ce que je maitrise déjà.

On trouve plusieurs supports de formation sur le Net, mais aussi des ouvrages qui proposent des cours et exercices pour tester ses connaissances.

Voilà, l'objectif est lancé, il ne reste plus qu'à être assez rigoureux pour le mener à terme, mais cette perspective me relance dans une dynamique positive.

A suivre...