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dimanche 12 mai 2013

LE Raid 2013

5 mai 2013, c'était LE raid à ne pas manquer. Ceci pour plusieurs raisons :

  • Il était organisé par les Petits Suisses Normands qui sont des personnes compétentes et expérimentées dans ce domaine.
  • Il avait lieu à la fin des vacances : la garantie d'être reposé et presque préparé.
  • Il se déroule dans le cadre idéal de la Suisse Normande, un des sites particuliers de la région.

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Préparatifs

Cette fois, c'est dans une équipe mixte que je participerai à l'aventure. Mes chers co-équipiers habituels sont plutôt moins dispo et Isabelle m'a fait l'honneur d'accepter ce challenge. Un raid de 55 km avec 1500m de dénivelé positif. Ne calculs estimatifs nous font penser qu'il y a une erreur et qu'il faut plutôt miser sur la moitié au vu de ce qu'on fait dans notre secteur, à chaque sortie. Isabelle est prête, possède pas mal de fond de part une pratique sportive régulière, court au moins 2 fois par semaine mais n'a juste pas eu le temps de rouler depuis un an. D'ailleurs pour donner un avantage aux concurrents, elle a décidé de jouer un match de hand intensif la veille. Très fair-play de sa part ! Pour ma part, je ne suis pas encore bien remis de mon "syndrome rotulien" et je joue plutôt sur une sortie cool-bonne-ambiance-et-stratégie. Après analyse du parcours, les épreuves ne sont pas trop longues et s'enchaînent avec beaucoup d'alternance, avec un milieu du parcours un 9km en canoë pou reposer les jambes. C'est du tout bon, ça.

Départ

P1070113.JPGAprès un bref briefing, on s'apprête à partir pour un premier trail en course à pied, pour se chauffer. Tiens on est la seuls à avoir notre casque de VTT sur la tête. Ni une, ni deux, un petit sprint pour les déposer près des VTT, et continuer de s'échauffer et on se met en queue de peloton !

Chauffe, Marcel ! (lm : 0 à 1,5)

Top départ, on se met dans le troupeau et on se laisse guider gentiment en souriant derrière ceux qui sont partis bien couverts en Kway, alors qu'il fait plus de 15°C. On a nos tenues ad-hoc et on est plutôt bien équipés au vu de notre petite expérience de raid. Après cet échauffement, retour à la case départ avec une petite CO plutôt urbaine.

On monte ou on descend ? (km : 1,5 à 8,5)

P1070158.JPGDeux itinéraires possibles pour partir, soit à la queue-leu-leu pour grimper sur un pont et enchaîner avec plusieurs balises haut placées, soit descendre la route qui rejoint Clécy pour y attraper quelques balises et revenir par les balises haut perchées. Vu qu'on est plutôt dans la queue, on opte pour la descente roulante en ville. Les balises sont plutôt faciles à trouver, mais il faut bien se repérer, certaines étant un peu cachées (mais bien indiquées sur la carte pour celui qui est attentif). Petite leçon en passant, celui qui va chercher la balise garde la carte. On sort de la ville avec l'impression d'avoir choisi un chemin optimal (au final, ce ne sera pas tout à fait vrai), et on revient sur ces balises en hauteur qui nous feront marcher pour nous économiser. On vérifie qu'on les a bien toutes et on retourne au parc VTT. Le temps est clair et sec et la journée s'annonce superbe. Pour l'instant, on est bien, on a chaud et on a du jus (mais ça ne durera pas).

Tu vas la monter la côte à pieds ? (km : 9,5 à 17)

Passage incontournable pour tout cycliste qui passe dans le coin : la côte du physicien :

  • Distance : 1,2 km
  • Dénivelé : 200m

P5050148.JPGPour les pros, il y a sûrement pire, mais pour des raideurs, c'est plutôt dur et 90% des hommes sont à pied. Ceux qui la montent finissent dans un sale état. Pour notre équipe, c'est le premier coup dur. Isabelle monte quelques dizaines de mètres et accuse le coup de pompe, les cuisses en feu. Bref, plus de jus ! Il faut donc monter tranquille, faire des pauses, boire de la potion magique et au final, arriver en haut tant bien que mal, mais allègrement doublés par bon nombre d'équipes. Mais le moral est là, on a pour objectif de finir, sans se "cramer", tout en faisant une belle course, sans erreur, sans se blesser. On grignote sur place, on se requinque et on enchaîne avec le suivi d'itinéraire en VTT. On pointe les 3 balises en chemin, en roulant tranquille, et on arrive au premier point de dépose de VTT, avec un trail Orientation de 8,5 km pour 2 balises.

Chacun sa route, chacun son chemin ! (km : 17 à 26)

On dépose donc nos montures à côté de nombreuses autres déjà arrivées, donc tout au bout du champ. Petit coup au moral, pour Isa, mais je me dis que la journée n'est pas finie et qu'il y en a encore bien d'autres derrière. Le trail commence et le chemin vite choisi s'annonce technique (cailloux, boue, côtes, descentes...), de quoi bien casser le rythme et entamer des coureurs. Même si le canoë nous attend juste après, on roule à l'économie et on joue l'alternance course et marche. 0 la première balise, on tente le couper/coller pour s'éviter 1,5 km mais en attaquant une montée abrupte en pleine forêt avec un fort pourcentage (km 22). Le "4 pattes accroché aux racines avec prise aux dents" s'impose naturellement. On en trouvera même qui adopteront la technique du "4 fers en l'air dans les ronces" (réservé aux experts). On retrouve donc la route, mais tout de même un peu physiquement entamé. Plus question de vraiment courir avant de retrouver la balise placée tout en haut (km 23,5). On discute, on re-grignote et on se lance dans la descente jusqu'en bas avec des jambes fraîches et qui répondent bien (Bon, ok, ça descend et c'est plus facile, c'est vrai). Mais ça nous redonne un peu le moral, surtout qu'on continue de croiser ou de doubler d'autres équipes.

Rame, rame, rameur, ramez... (km : 26 à 35)

Petit point ravito (c'est un peu notre point fort, les ravitos, mais ça ne rapporte pas de points, dommage). Et on s'équipe pour le canoë. On donne notre nom d'équipe et on file pour 9km, avec un barrage au milieu où il faut débarquer ! On en profitera pour échanger nos places. Isa prend les commandes à l'arrière et vogue la galère. A peine partis et le premier passage délicat arrive, il faut passer entre les bouées blanches, mais le temps de réaliser notre trajectoire et hop, on racle le fond de notre péniche et on mouille les pieds. Mais ça passe.

P5050381.JPG

Le deuxième passage (km 27) pose plus de problème puisqu'on arrive trop vite entre les bouées, on se retrouve en équilibre, posés sur le fond du canoë. Deux ou trois coups de pagaies et hop, le canoë se dégage, mais Isabelle prend un bain. De jolies photos souvenirs en témoignent ! Un grand moment...

DSC_0146.JPG DSC_0147.JPG DSC_0148.JPG DSC_0149.JPG DSC_0150.JPG DSC_0151.JPG

Mais on reprend nos esprits et on envoie de bons coups de pagaies tout en discutant. On gagne quelques équipes, mais on ne court pas après, juste envie de bien naviguer. On débarque pour repartir jusqu'à l'arrivée. Une fois débarqués, il faut porter le canoë sur 100 m en montant, ça fait partie de l'épreuve. DSC_0168.JPG Seul hic, il faut pointer une balise en arrivant, alors qu'on n'a rien pointé au départ. Cet oubli nous coûtera cher :

  • pas de classement pour notre équipe sur cette épreuve spéciale
  • une pénalité de 2 heures, comme si on avait échappé au canoë.

Le nez sur la carte (km 36 à 45)

On récupère nos VTT et on repart (après une pause ravito : les figues, c'est bon !) pour un roadbook de 9,5 km. Il faut suivre les instructions à la lettre et rester sur le tracé. Une des devises du raideur : Le Roadbook, si t'en sors, t'es mort !. Mais pas de difficultés pour notre équipe aguerrie. On tourne beaucoup les jambes, mais on croise et on double d'autres équipes de temps en temps. A retenir et à se répéter en cas de baisse de moral : Ne pas regarder ce qu'il y a devant, mais plutôt tout ce qu'il y a derrière... Il faut donc rouler et pointer 2 malheureuses balises quelque part sur le chemin. On roule, on marche quand ça monte trop, mais on tient un rythme moyen sans s'écrouler. Isa souffre mais sert les dents et tient bon. Quelques belles montées et surtout de belles descentes très appréciées. On finit un peu à la ramasse en comptant les courbes et en anticipant le nombre de côtes restantes. Mais on finit par arriver à la dernière CO.

Dans le trou (km 45 à 48)

C'est plutôt une micro-CO de 2 km dans un petit bois avec une échelle spéciale : 1cm = 30m. Il faut donc pointer les 12 balises dans une carte "trouée". Pour s'amuser, les organisateurs ont tout simplement ajourer la carte pour ne laisser que les parties intéressantes. Après une bonne pause de 10 minutes (Grosbouf a encore faim !), on commence la CO, juste 10 minutes avant la barrière horaire. Mais la CO, les cartes on aime bien. On fonctionne donc en duo et on va plutôt vite pour boucler cette belle CO. Notre tracé n'est pas optimal, mais on s'en sort très correctement, trouvant le jus pour courir une grosse partie du parcours. Retour aux VTT à 15h15, bien chauffés, les cuisses en feu.

Dernière ligne droite (km 48 à 56)

On nous annonce qu'il faut rentrer et qu'il y a mais avec 10km de VTT sur carte IGN et une balise optionnelle qui ne sera pas jouable pour nous (30 min de pénalités). Mais là où on est content, c'est qu'on croise encore des équipes qui arrivent tout juste à la CO. Il faut donc mettre la patate pour rentrer, mais Isabelle n'a plus de jambes... Elle tire la langue sur son vélo à chaque côte. Une jolie coupe sur un itinéraire bis nous fait gagner un peu de km, mais il faut allonger et chaque côte nous fait perdre espoir d'arriver avant 16h. Et chaque minute après 16h coûte 10 min de pénalités. Faut donc pas déconner ! On laisse donc la balise optionnelle (placée tout en haut d'un plateau avec beaucoup dénivelé : 100m de D+ sur 300m). A 5km de l'arrivée, il nous reste à peine 15 min, mais avec une belle côte, ça semble bien compromis ! Isa rassemble ses dernière forces, je pousse dans le dernier raidillon et on appuie fort pour tout donner dans la dernière ligne droite descendante de 2km pour pointer notre arrivée à 15h57:08, un sourire béat aux lèvres : on est des super-héros !

Voilà donc une belle journée de plus de 7h d'efforts qui nous a fait un bien fou, qui nous a donné une patate pour la rentrée et le sentiment de ne pas être des rigolos quand même.

Bonus

IMG_0182.jpg

Deux épreuves supplémentaires pour terminer en beauté ce raid : tir à l'arc à 10m. Avec mon entrainement "domestique", je mets les 3 flèches dans le mille (gain de 9 min). On ne fera pas la descente en rappel car l'attente est trop longue et cette épreuve reste optionnelle.

Classement

Officiellement, sans nos 2h de pénalités (à cause du pointage oublié au départ du canoë) on finit 10e sur 21 des équipes mixtes, mais cette erreur est plus liée à une défaillance de l'organisation, avec un temps de 7h42:59 (dont 30 minutes pour la balise optionnelle laissée faut de temps, mais avec 9 minutes de gain pour le tir à l'arc), soit un temps réel d'effort de 7h21. Au classement scratch, on finit à l'honorable place de 85e sur 147 en corrigeant l'erreur du canoë.

Mes pronostics initiaux étaient de nous retrouver dans les 2 premiers tiers. L'objectif est donc largement atteint !

Bilan

Si notre équipe mieux préparée se retrouve à nouveau sur les pistes de raid, ça risque de donner de belles performances au vu de notre score final. J'ai hâte ! Pour ce raid, un vrai bon raid pour découvrir cette discipline : une organisation en béton, des épreuves bien dosées, des surprises sympathiques pour les habitués, de l'effort pour permettre à des sportifs non-pros de découvrir cette discipline qui m'amuse de plus en plus !

Toutes les infos, photos et résultats sur le site : Suisse Normande LE Raid

Notre parcours complet

mardi 16 avril 2013

Quand c'est trop raide, c'est "Caen C Raid"

Nouvelle participation au Caen C Raid, édition 2013

Presque remis sur pieds, je repars pour une nouvelle série de raids avec le premier de la série en compagnie de David, compagnon de sorties dominicales dans nos vertes vallées.

Cette fois-ci, chacun préparé à sa façon de notre côté, nous nous sommes engagés sur le Raid "Doux" du Caen C Raid, prévu sur 45 km. Départ aux aurores vers 6h30 pour une journée qui s'annonce magnifique, selon la météo. La première depuis de trop longs mois...

Echauffement et prise de température

Notre objectif initial est de terminer dans le premier tiers des concurrents. Arrivées sur place vers 7h, on nous remet le traditionnel sac de lot (déjà gagnant avant de partir !) avec une jolie paire de lunettes chacun ainsi que les éléments du parcours. 54 balises seront à pointer en tout, le long du parcours : certaines dans l'ordre, d'autres non, certaines seront annoncées sur la carte, d'autres non... Petit échauffement tranquille sur le stade Hélitas de Caen avant le briefing décontracté et un départ à 8h du matin.

Le départ : une CO pour s'échauffer.

Une vue aérienne du stade nous indique 9 balises à pointer. On part donc tranquille en choisissant rapidement un sens pour ramasser les balises, mais 120 gus qui tournent autour de 10 balises à poinçonner, c'est fait vite du monde. Et c'est un peu la queue à chaque point de contrôle. Mais on s'est tire correctement, il faut dire qu'il n'y a pas de difficultés majeures. Le pointage de la dernière balise nous laissera une trace pour tout le parcours puisque David laisse un morceau de son pantalon tout neuf accroché à un grillage. Heureusement, il ne laissera rien d'autre, mais finira la course avec un joli écusson de peau au milieu de la cuisse offert à tous les regards... Puis on rend notre carton de pointage pour l'épreuve suivante.

Taxi, suivez ces vélos !

On enfourche alors nos montures, pour un suivi de VTT de 10 km, indiqué sur une carte avec un tracé qu'on met bien une bonne minute à trouver au milieu de la carte multicolore. Mais on se vite en route et on suit le peloton en validant en cours de route qu'on est bien sur le bon tracé. Comme on est assez à l'aise sur nos vélos, on n'hésite pas à appuyer un peu sur les pédales pour être les premiers... à arriver dans des impasses et rebrousser chemin. Le chemin est vraiment roulant et ne pose malheureusement aucune difficulté. Quelques ponts glissants (pour une jolie gamelle) et une lecture attentive de la carte nous emmène tranquillement les uns derrière les autres en direction de l'épreuve suivante. Mais ayant déjà pointé 3 balises (la 1, la 2 et la 3), on trouve curieux de tomber au bout de longues minutes sur la balise 6. Après quelque renseignements pris, il s'avère qu'on en a raté 2. Chaque balise manquante valant 15 minutes de pénalités, on décide donc de rebrousser chemin pour en retrouver au moins une. Et en relisant plus attentivement la carte, on s'aperçoit que nous avons légèrement dévié du tracé, mais que si nous avons raté la balise 5, c'est que tout simplement elle n'était pas placée au bon endroit. Certaines équipes n'ayant pas suivi le bon chemin tomberont par hasard dessus. Tant pis pour nous... On pointe donc cette balise isolée et on retrouve le tracé pour arriver à l'épreuve de tir à l'arc (4km de détour et environ 16 min de retard).

La forêt de Sherwood !

Une première pause hors chrono nous permet de récupérer, de prendre conscience que j'ai oublié mes 2 gourdes dans la voiture et que nous sommes assez performants au tir à l'arc, surtout David qui assurera le score à lui tout seul avec les 3 meilleures flèches sur nos 6 tirs.

Tu me suis ?

Retour sur les VTT pour la suite qui ne pose par de problème, on enchaîne les sentiers plutôt plats, et bien différents de nos belles cotes. La plaine de Caen mérite bien son nom.

Bienvenue chez les amis de Jean Bosco

A la fin de cette partie de VTT, on a déjà 26 km dans les pattes et la suite s'annonce difficile. Une superbe CO avec une jolie carte neuve (IOF) digne des organisateurs (Les Vikings Azimutés) nous attend. Une doigt électronique au doigt, nous partons pour bipper ces balises dans l'ordre. Les balises sont bien cachées, rarement sur les chemins et il faut faire preuve d'une bonne orientation et de cuisse car le dénivelé est important. La totalité de cette course se déroule dans le bois des amis de Jean Bosco, au Sud de Tourville sur Odon. Nous n'hésitons pas à marcher quand les conditions (physiques et géologiques) ne nous permettent pas de courir. La fatigue se fait sentir et le terrain est assez vallonné, mais au final très intéressant. Nous ressortons de cette course en un peu moins d'une heure, avec toutes les balises, mais avec la sensation d'avoir déjà puisé dans nos réserves, vers 11h30. La journée s'annonce déjà longue, des crampes se sont faites sentir dans les côtes. Petit ravitaillement où on prend le temps de se remettre sur pied avant la suite : un roadbook.

C'est quoi tous ces signes ?

roadbook-caencraid2013.jpg Le roadbook consiste à présenter aux coureurs des éléments du terrain qu'ils vont rencontrer et qui va leur imposer le parcours sans leur donner le moyen de se repérer à l'avance. Ainsi si vous croisez un chemin, mais que ce chemin n'est pas un point de repère important, sur votre parcours, il ne sera pas indiqué. Seuls les éléments indispensable seront indiqués, ainsi que la distance à laquelle vous devrez les trouver. Un roadbook bien pensé peu être assez sournois et amener à revenir plusieurs fois en arrière pour repartir d'un point connu. Or les indications données sont tellement précises et évidentes que nous lâchons rapidement le compteur pour ne plus suivre que le roadbook et estimer les distances au jugé. Tout se passer bien et nous nous retrouvons parfois avec d'autres équipes au même rythme. Les descentes ne posent pas de problèmes et deux ou trois montées sont tellement impossibles, qu'on ne peut que les monter à pied en poussant les vélos. Nous pointons tout de même toutes les balises sans en manquer une seule.

Epreuve surprise.

A la fin de ces 10 km de roadbook, nous tombons sur l'épreuve surprise : le swing ! Un golf proche de Caen nous propose ses services et chacun doit s'exercer à envoyer la balle le plus loin possible ("entre 80m et 120m, c'est déjà pas mal nous dit-on"). Nos 3 essais nous laisse plutôt enthousiaste, mais sans être absolument sûr de notre coup. Nous finirons par envoyer nos balles à 70 et 80m, ce qui restera honorable, au vu de la prestation de certains. Entre le coup de bol du débutant de certains et le tir ridicule d'autre,s il y en a pour tous les goûts. Mais c'est encore une fois l'occasion de se détendre et de discuter avec les autres équipes sous un soleil toujours présent, voir même accablant. Nous refaisons donc le plein des camelbak pour assurer la suite.

Un Roadbook azimut

roadbook-fleche-allemand-caencraid2013.jpg La partie suivante s'annonce technique puisqu'il faut tenir compte de l'azimut... On sort donc les boussoles, prêts à se démarquer des autres équipes inexpérimentées. Mais la queue des candidats au golf ainsi que le départ au compte-gouttes qui suite font que tout le monde se suit plus ou moins et l'azimut ne se révèle que peu utile, voir pas très intéressant. L'azimut ne sert en effet qu'à donner la direction de la route à suivre en cas de carrefour.

Où on en bave vraiment !

L'avant dernière épreuve est en simultanée avec une course d'orientation pour un coureur avec 4 balises tandis que l'autre fait le trajet en kayak. En bout de course, les rôles s'échangent et chacun repart dans l'autre sens. Si je suis plutôt candidat pour le kayak que je sens bien pour le retour (petite expérience dans le domaine), la partie CO à l'aller s'avère très douloureuse. Un manque de fond, de jus, de patate m'oblige à alterner marche et course très lente. Les choix de couper à travers broussailles et marais m'épuisent tandis que David double quelques candidats, mais se tape tout de même les 4km de kayak avec une remontée de courant sur l'Odon, plutôt pittoresque. Je parcours les 4,5 km en 40 minutes épuisantes. (6,5 km/h, c'est pas joli). David finit avec des fourmis dans les jambes dans son kayak trop petit, mais on arrive finalement en même temps au bout de la course pour échanger les rôles. Plusieurs minutes de repos s'imposent avant de repartir. Je me délecte pourtant du retour en kayak où je peux laisser reposer mes jambes et tirer sur les bras, sans souffrir. Quelques pauses pour reprendre du souffle permettront tout de même de finir le retour en 51 minutes, David m'ayant attendu une dizaine de minutes.

Quand y'en n'a plus...

On remonte sur nos VTT pour finir le parcours avec un Roadbook fléché allemand. Un truc de tordu qui vous fait croire sur la carte que vous aller toujours tout droit avec que votre route peut tourner plusieurs fois. Mais on reste concentrés et on appuie gentiment sur les pédales pour cette dernière partie. On remonte quelques équipes, histoire de montrer qu'on en a sous le pied et on poinçonne la dernière balise avant de s'apercevoir qu'il nous en manque une. Demi-tout illico avec une tactique simple. La recherche de la balise manquante ne doit pas excéder 15 minutes, auquel cas, cela devient plus qu'inutile. Il nous faudra 12 minutes pour trouver cette balise cachée derrière une barrière à cause du vent et revenir à notre point de départ. On termine donc à fond de train, sans pouvoir remonter sur aucune équipe, mais avec la satisfaction de ne pas en avoir gardé sous le pied. Le retour est triomphal sous les acclamations des nombreuses équipes qui ont terminé depuis belle-lurette et nous attendent en se faisant dorer la pilule au soleil. Certains équipes auront bouclé ce parcours en un peu plus de 4h (hors temps de pause) tandis que nous avons mis 6h39 (donc 15 min de pénalité pour la première balise manquante, qu'on n'a effectivement raté pour n'avoir pas pris quitter le chemin principal dans le bon sentier sur le parcours).

Le classement final

Mais au final, on reste content de notre périple. Notre équipe a bien fonctionné et notre place de 36e au scratch sur 59 équipes reste honorable. Nos quelques erreurs et un peu plus d'entrainement de fond nous aurait sans doute permis d'approcher le premier tiers, mais sans certitude. La gestion d'effort sur le long terme montre que toutes les accélérations en début de course se paient vite au prix fort lors des épreuves suivantes sur le long terme (crampes...). Il n'y a donc aucun intérêt à pousser durant les 3 première heures. A retenir. Nous avons parcouru près de 62 km au lieu des 45 annoncés, mais avons tenu une moyenne correcte sur chaque épreuve.

La pire boulette

Le plus mauvais souvenir de cette journée restera sans doute la perte du vélo de David sur l'autoroute lors du retour, lorsque les 2 attaches du porte vélo ont lâché le faisant atterrir sur la bande d'arrêt d'urgence. Pas d'accident généré malgré le fort trafic, mais une belle peur quand même et des dégâts matériels regrettables ; cintre tordu, freins et selle abîmés, dérailleur tordu...

En tout cas, une bien belle manifestation à recommander pour toutes celles et ceux qui souhaitent découvrir ce type d'épreuve.

Toutes les infos, résultats et photos sur le site de Vikazim

Notre parcours complet

dimanche 2 décembre 2012

Patience et progressivité

Après les séances de kiné, et douce reprise, voici mon programme basé sur une idée intelligente de progressivité :

Chaque séance est précédée d'un échauffement de 5 min de marche active et se termine avec une récupération de 5 min de marche.

semaine 1

  • J1 : 5 séries de (1 min de course + 1 min de marche)
  • J2 : 8 séries de (1 min de course + 1 min de marche)
  • J3 : rien : récupération
  • J4 : 10 séries de (1 min de course + 1 min de marche)
  • J5 : 12 séries de (1 min de course + 1 min de marche)
  • J6 : 15 séries de (1 min de course + 1 min de marche)
  • J7 : rien : récupération (séance de VTT pour moi)

semaine 2

  • J1 : 7 séries de (2 min de course + 1 min de marche)
  • J2 : 10 séries de (2 min de course + 1 min de marche)
  • J3 : rien : récupération
  • J4 : 6 séries de (3 min de course + 1 min de marche)
  • J5 : 8 séries de (3 min de course + 1 min de marche)
  • J6 : 5 séries de (4 min de course + 1 min de marche)
  • J7 : rien : récupération (séance de VTT pour moi)

semaine 3

  • J1 : 6 séries de (4 min de course + 1 min de marche)
  • J2 : 2 séries de (9 min de course + 1 min de marche)
  • J3 : rien : récupération
  • J4 : 3 séries de (9 min de course + 1 min de marche)
  • J5 : 2 séries de (14 min de course + 1 min de marche)
  • J6 : recup
  • J7 : rien : récupération (séance de VTT pour moi)

semaine 4

  • J1 : sortie de 35 min
  • J1 : sortie de 20 min
  • J3 : rien : récupération
  • J4 : sortie de 40 min
  • J5 : sortie de 20 min
  • J6 : recup
  • J7 : sortie de 12 km cool : Rando Raid

La dernière semaine est un prolongement pour préparer la 7e journée spéciale : la Rando-Raid du Père Noël, organisé par les Petits Suisses Normands. perenoel2012.jpg

En effet, ce sera ma première vraie sortie depuis mai dernier (6 mois sans vraie reprise). J'ai perdu beaucoup de souffle, de vitesse et pris presque 8 kilos (dont 2 re-perdus en 15 jours). .

Au programme une sortie CO nocturne de 12 km en duo mixte avec ma chère et tendre : un duo de choc ! La durée prévue est de 2h30, ce qui semble faire beaucoup, mais on part sur un petit rythme avec comme objectif de se faire plaisir pendant les 2h30 prévus pour cette sortie.

J'en suis actuellement à la semaine 3, J1 et tout se passe bien. Pas de douleurs m'imposant un nouvel arrêt. Je n'ai pas récupéré à 100%, mais suffisamment pour repartir faire quelques sorties sans craindre de me blesser plus sérieusement. Je suis pour l'instant toujours sur une rythme cool, même si j'avoue avoir furieusement envie d'envoyer du lourd sous la semelle !

Si cette sortie se passe bien, je profiterais des vacances pour allonger la durée des sorties et tenter quelques foulées plus audacieuses... A suivre.

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